HISTOIRE DES CARTES.

Il est utile, indispensable, que l’on connaisse l’histoire des cartes, avant de s’en sortir pour interroger l’avenir.

Puisqu’elles ont cette puissance divinatrice en se servant d’elles, selon les règles des anciens, il est bon que le consultant sache ce qu’il tient dans ses mains.

Un assez grand nombre d’auteurs ont répandu des flots d’encre pour rechercher l’origine des cartes. Une grande confusion d’époques a régne* longtemps et dura encore dans leurs divers écrits, plus ou moins bons.

Avant de préciser une chose aussi sérieuse que cette importante question, un auteur doit chercher, puiser, fouiller, non pas dans les ; livres de ses prédécesseurs, mais à la véritable source des sciences occultes : les manuscrits des xin* et XJV* siècles.

C’est ce que nous avons fait. Aussi est-ce avec assurance et fermeté que nous allons écrire ces pages qui seront très certainement attrayantes, non seulement pour les véritables croyants ; mais encore pour les incrédules qui, sans attacher d’importance aux règles de la cartomancie, s’intéresseront à l’histoire et aux combinaisons variées des cartes.

Les cartes à jouer, on le sait, ont été faites sous le règne de Charles « VI; remarquez que nous disons faites, et non pas inventées.
• Le règne de Charles VI, commença en 1380; te ne fut qu’en 1422 qu’il perdit la raison; et les premières cartes à jouer ont été peintes pour
Vesbattement du Roy Charles VI, le Bien^Aiméy par le miniaturiste Jacquemin Gringonneur en 1390, 1392 et 1393.

De cette création antérieure à la folie du roi, à dire que des cartes n’ont pas été faites pour le distraire, il y a loin. Les cartes à jouer actuelles, modifiées seulement dans le dessin, ont bien celles qui ont été inventées spécialement pour distraire le monarque fou, en 1422.

Mais celles peintes pour lesbattement de So Majesté (1390, 1392 et 1393), par Jacquemin jringouneur diffèrent beaucoup do ces dernières. »

LE LIVRE DE THOT. — ETTEILLA.

Le livre de Thot ou Tout, ou, ce qui est le môme, le livre qui traite de Dieu, des hommes et de la nature est écrit ou tracé en soixante-dix-huit figures hiéroglyphiques.

L’homme qui aurait la science de placer ces caractères parlants dans l’ordre où les sages les arrangèrent pourrait dire comme Morien au roi Calid : Qui a tout n’a besoin de rien.

Thot ou Thaut, l’Hermès Trismégiste (1), le Mercure des Égyptiens, institua les hiéroglyphes (2), signes mystérieux, écriture symbolique des anciens Égyptiens (an 3000 avant Jésus-Christ).

Ces signes représentaient tantôt un son ou bien la chose elle-même. Ce qui fait que cette écriture était à la fois symbolique et phonétique. Gravés et sculptés d’abord dans les temples et sur les monuments publics, ils furent aussi reproduits sur le papyrus, arbrisseau d’Egypte, sir l’écorce duquel furent faits les premiers manuscrits.

C’est un de ces manuscrits écrit par Thot, qui forme les soixante-dix-huit Tharots ou Tarots de lfr vieille Egypte.

Ce livre du destin fut nommé A. ROSH, de la lettre A, doctrine, science, et de ROSH, Mercure, qui, joint à l’article T, signifie : tableau de la doctrine de Mercure.

Mais comme ROSH veut dire aussi commencément, ce mot ta-rosh fut particulièrement consacré à sa cosmogonie (1); de même que tEthotia (2), fut le titre de son astronomie, et peut-être qvtÂthotes, qu’on a pris pour un roi fils de Thot, n’est que l’enfant de son génie et l’histoire des rois d’Egypte. Ce qui précède est affirmé par l’érudit Court de Gébelin qui a consacré sa vie à écrire d’intéressants manuscrits, sur la divination par les cartes des tarots.

Les cinquante-six cartes basses des tarots sont représentées par :

Quatre chevaliers et cinquante-deux cartes de coupes, épies, bâtons et deniers ; figures remplacées dans les jeux actuels par les coeurs, piques, carreaux et trèfles.

La coupe représente le prêtro ;

Vépée, le guerrier ;

Le denier, le marchand; ‘

Le bâton, l’agriculteur.

Les cartes du tarot portent chacune un numéro; il y en a cinquante-six basses et vingt-deux majeures.

La manière de lire dans ces cartes égyptiennes n’est pas seulement due au célèbre Etteilla ; bien avant lui, les Bohémiens qui ont fait pénétrer les tarots en Europe, en connaissaient toutes les significations.

Cependant, c’est à Etteilla que nous devons d’avoir rétrouvé une partie des connaissances Bohémiennes ; le complément est basé sur ses Recherches dans d’anciens manuscrits qu’il a traduits un peu suivant ses vues personnelles.

Qu’était-ce qu’Etteilla ?
En 1783, vivait à Paris un perruquier nommé Alliette. Profondément versé dans la cartomancie, qui Ûorissait alors grâce au renom de Cagliostro, le perruquier renversa l’ordre des lettres de son nom ; à’Alliette, en fit Etteilla et écrivit plusieurs ouvrages sur la manière de se récréer avec les jeux de cartes.

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